Homélie du jour
Saint Joseph, époux de la Bienheureuse Vierge Marie
Solennité
Solennité
Paroles du Saint Père
Le récit évangélique d’aujourd’hui présente une situation humainement embarrassante et contrastée. Joseph et Marie sont fiancés; ils n’habitent pas encore ensemble, mais elle attend un enfant par l’action de Dieu. Joseph, face à cette surprise, est naturellement troublé mais au lieu de réagir de façon impulsive et punitive, il cherche une solution qui respecte la dignité et l’intégrité de sa bien-aimée Marie. (…) C’est pourquoi, avec une profonde souffrance, il décide de se détacher de Marie sans créer le scandale. Mais l’Ange du Seigneur intervient pour lui dire que la solution qu’il a envisagée n’est pas celle voulue par Dieu. (…) À ce moment, Joseph fait totalement confiance à Dieu, il obéit aux paroles de l’Ange et prend Marie avec lui. C’est précisément cette confiance inébranlable en Dieu qui lui a permis d’accepter une situation humainement difficile et, dans un certain sens, incompréhensible. Joseph comprend, dans la foi, que l’enfant conçu dans le sein de Marie n’est pas son fils mais qu’il est le Fils de Dieu et que lui, Joseph, en sera le gardien en assumant pleinement sa paternité terrestre. L’exemple de cet homme doux et sage nous exhorte à élever le regard et à le diriger plus loin. Il s’agit de retrouver la logique surprenante de Dieu qui, loin des petits ou des grands calculs, est faite d’ouverture vers de nouveaux horizons, vers le Christ et sa Parole. (Pape François, Angélus, 22 décembre 2019)
Source : vaticannews
La vocation de Joseph
Saint Josémaria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre, fondateur
Homélie du 19/03/63 in Es Cristo que pasa (trad. Quand le Christ passe, Le Laurier 1989, p. 104 rev.)
Pour saint Joseph, la vie de Jésus a été une continuelle découverte de sa propre vocation… Ses premières années [ont été] pleines de circonstances contradictoires en apparence : glorification et fuite, majesté des mages et pauvreté de la crèche, cantique des anges et silence des hommes. Quand arrive le moment de présenter l'Enfant au Temple, Joseph, qui apporte la modeste offrande d'un couple de tourterelles, voit comment Syméon et Anne proclament que Jésus est le Messie : « Son père et sa mère écoutaient avec étonnement », dit saint Luc (2,33). Plus tard, lorsque l'Enfant demeure dans le Temple sans que Marie ni Joseph le sachent, le même évangéliste nous rapporte qu'« ils s'émerveillèrent » en le retrouvant après trois jours de recherche (2,48). Joseph est surpris, il s'étonne. Peu à peu, Dieu lui révèle ses desseins, et il s'efforce de les comprendre. Comme toute âme qui veut suivre Jésus de près, il découvre tout de suite qu'il n'est pas possible de marcher avec nonchalance, qu'il n'y a pas de place pour la routine. S'arrêter à un certain niveau et se reposer sur ses lauriers ne satisfait pas Dieu. Il exige sans cesse davantage, et ses voies ne sont pas les nôtres. Saint Joseph a appris de Jésus, comme jamais aucun homme ne l'a fait, à ouvrir son âme et son cœur, et à se maintenir en éveil pour reconnaître les merveilles de Dieu. Mais si Joseph a appris de Jésus à vivre de manière divine, je me permettrai de dire que, sur le plan humain, c'est lui qui a enseigné beaucoup de choses au Fils de Dieu… Joseph s'est occupé de cet Enfant comme il lui avait été ordonné et a fait de Jésus un artisan en lui transmettant son métier… Joseph a été, sur le plan humain, le maître de Jésus. Jour après jour, il l'a entouré d'une affection délicate ; il a pris soin de lui avec une abnégation joyeuse. N'est-ce pas là une bonne raison pour considérer cet homme juste (Mt 1,19), ce saint patriarche en qui culmine la foi de l'Ancienne Alliance, comme un maître de vie intérieure ?
Source : levangileauquotidien
