Homélie du jour
Vendredi, 29ème Semaine du Temps Ordinaire
S. Jean de Capistran, prêtre
Mémoire facultative
S. Jean de Capistran, prêtre
Mémoire facultative
Paroles du Saint Père
Reconnaître les signes des temps. Les temps changent, et c’est précisément la sagesse chrétienne que de reconnaître ces changements, de discerner les différentes époques et de discerner les signes des temps. Savoir ce que signifie une chose et ce que signifie une autre. Et le faire sans crainte, en toute liberté.
C’est un travail que nous ne faisons généralement pas : nous nous conformons, nous nous rassurons en disant « on m’a dit ; j’ai entendu dire ; les gens disent ; j’ai lu… ». Et ainsi, nous sommes rassurés. Mais est-ce là la vérité, est-ce là le message que le Seigneur veut me transmettre à travers ce signe des temps ?
Pour comprendre les signes des temps, il faut avant tout du silence : faire silence et observer. Puis réfléchir en nous-mêmes. Un exemple : pourquoi y a-t-il tant de guerres aujourd’hui ? Pourquoi cela s’est-il produit ? Et prier : silence, réflexion et prière. Seulement ainsi pourrons-nous comprendre les signes des temps, ce que Jésus veut nous dire. Les temps changent et nous, chrétiens, devons changer continuellement. Nous devons changer tout en restant fermes dans la foi en Jésus-Christ, fermes dans la vérité de l’Évangile, mais notre attitude doit s’adapter continuellement aux signes des temps. (Pape François, Homélie à Santa Marta, 23 octobre 2015)
Source : vaticannews
« Le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger ? »
Jean-Pierre de Caussade (1675-1751), jésuite
L’Abandon à la Providence divine ch. 11, 197-198
Comment se peut-il qu'étant continuellement avertis que tout ce qui se passe dans le monde n'est qu'une ombre, qu'une figure, que mystère de foi, nous nous conduisions toujours humainement et par le sens naturel des choses, qui n'est qu'énigme ? Nous donnons toujours dans le piège, comme des insensés, au lieu de lever les yeux et de remonter au principe, à la source, à l'origine des choses où tout est surnaturel, divin, sanctifiant, où tout est partie de la plénitude de Jésus Christ, où tout est pierre de la Jérusalem céleste (Ap 21,14s), où tout entre et fait entrer dans cet édifice merveilleux. (…)
La foi est la lumière du temps (…) ; elle ôte le voile et découvre la vérité éternelle (cf 2Co 3,16). Quand une âme a reçu cette intelligence de la foi, Dieu lui parle par toutes les créatures ; l'univers est pour elle une écriture vivante que le doigt de Dieu trace incessamment devant ses yeux. L'histoire de tous les moments qui coulent est une histoire sainte ; les Livres saints que l'Esprit de Dieu a dictés ne sont pour elle que le commencement des divines instructions. Tout ce qui arrive et qui n'est point écrit est pour elle la suite de l'écriture. Ce qui est écrit est le commentaire de ce qui ne l'est pas. La foi juge de l'un par l'autre.
Source : levangileauquotidien
