Homélie du jour
Mardi, 20ème Semaine du Temps Ordinaire
de la férie
de la férie
Paroles du Saint Père
Les paroles sévères que Jésus emploie au sujet des riches et des richesses, celles concernant le chameau et le chas de l’aiguille (cf Mt 19, 23-24), ont parfois été trop hâtivement étendues à tous les entrepreneurs et commerçants, les assimilant ainsi à ces vendeurs que Jésus chassa du Temple (cf Mt 21, 12-13). En réalité, on peut être commerçant, entrepreneur et disciple du Christ, habitant de son Royaume. (…) Jésus nous dit qu’il est très difficile pour une personne riche d’entrer dans le Royaume de Dieu. Difficile, certes, mais pas impossible (cf Mt 19, 26). Et de fait, nous connaissons des personnes fortunées qui faisaient partie de la première communauté de Jésus, par exemple Zachée de Jéricho, Joseph d’Arimathie, ou encore des femmes qui soutenaient les apôtres grâce à leurs biens. Dans les premières communautés, il y avait des hommes et des femmes qui n’étaient pas pauvres ; Au sein même de l’Église, il y a toujours eu des personnes fortunées qui ont suivi l’Évangile de manière exemplaire : parmi elles, des entrepreneurs, des banquiers et des économistes, tels que les bienheureux Giuseppe Toniolo et Giuseppe Tovini. Pour entrer au Royaume des Cieux, il n’est pas demandé à tous de se dépouiller comme le marchand François d’Assise ; certains, qui possèdent des richesses, sont appelés à les partager. Le partage est une autre façon d’exprimer la pauvreté évangélique. (Pape François, Discours aux participants à l’assemblée publique de Confindustria, 12 septembre 2022)
Source : vaticannews
Tout quitter pour suivre le Christ
Saint Pierre Damien (1007-1072), ermite puis évêque, docteur de l’Église
Sermon 9 ; PL 144, 549-553 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 499)
C'est une grande chose, en vérité, de « tout quitter », mais une plus grande de « suivre le Christ » car, comme nous l'apprenons dans les livres, beaucoup ont tout quitté mais n'ont pas suivi le Christ. Suivre le Christ est notre tâche, c'est notre travail, en cela consiste l'essentiel du salut de l'homme, mais nous ne pouvons pas suivre le Christ si nous n'abandonnons pas tout ce qui nous entrave. Car « il s'élance en conquérant joyeux » (Ps 18,6), et personne ne peut le suivre s'il est chargé d'un fardeau.
« Voilà, dit Pierre, que nous avons tout quitté », non seulement les biens de ce monde, mais aussi les désirs de notre âme. Car il n'a pas tout abandonné, celui qui reste attaché ne serait-ce qu'à lui-même. Bien plus, cela ne sert à rien d'avoir abandonné tout le reste à l'exception de soi-même, car il n'y a pas pour l'homme de fardeau plus lourd que son moi. Quel tyran est plus cruel, quel maître plus impitoyable pour l'homme que sa volonté propre ? … Par conséquent, il faut que nous abandonnions nos possessions et notre volonté propre si nous voulons suivre celui qui n'avait « pas d'endroit où reposer la tête » (Lc 9,58) et qui est venu « non pour faire sa volonté, mais pour faire la volonté de celui qui l'a envoyé » (Jn 6,38).
Source : levangileauquotidien
