Homélie du jour

Vendredi, 5ème Semaine du Temps Ordinaire
de la férie

Paroles du Saint Père

Frères et sœurs, il y a (…) une surdité intérieure, qu’aujourd’hui, nous pouvons demander à Jésus de toucher et de guérir. Et cette surdité intérieure est pire que la surdité physique, car c’est la surdité du cœur. Pris par la hâte, par mille choses à dire et à faire, nous ne trouvons pas le temps de nous arrêter et d’écouter ceux qui nous parlent. Nous risquons de devenir imperméables à tout et de ne pas laisser de place à ceux qui ont besoin d’écoute : je pense aux enfants, aux jeunes, aux personnes âgées, beaucoup qui n’ont pas tant besoin de paroles et de prédications, mais d’écoute. Demandons-nous : comment est mon écoute ? Est-ce que je me laisse toucher par la vie des gens, est-ce que je sais consacrer du temps à ceux qui m’entourent pour les écouter ? Cela vaut pour nous tous, mais d’une manière particulière pour les prêtres. Le prêtre doit écouter les gens, sans précipitation, écouter…, et voir comment il peut aider, mais après avoir entendu. (…) La renaissance d’un dialogue passe souvent non pas par des mots, mais par le silence, ne pas rester sur ses positions, recommencer avec patience à écouter l’autre, à écouter ses peines, ce qu’il porte en lui. La guérison du cœur commence par l’écoute. Ecouter. Et cela guérit le cœur. (Pape François – Angelus, 5 septembre 2021)

Source : vaticannews

« Tout ce qu’il fait est admirable : il fait entendre les sourds et parler les muets »

Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg

Sermon 49, 1er pour le 12e dimanche après la Trinité (trad. Cerf 1991, p. 399 rev.)

      Il nous faut examiner de près ce qui rend l'homme sourd. Pour avoir prêté l'oreille aux insinuations de l'Ennemi, pour avoir entendu ses paroles, le premier couple de nos ancêtres sont devenus sourds les premiers. Et nous aussi après eux, en sorte que nous ne pouvons plus ni entendre ni comprendre les inspirations aimables du Verbe éternel. Pourtant nous savons bien que le Verbe éternel est au fond de notre être, si ineffablement près de nous et en nous que notre être même, notre propre nature, nos pensées, tout ce que nous pouvons nommer, dire ou comprendre, tout cela n'est pas si près de nous et ne nous est pas si intimement présent que ne l'est le Verbe éternel. Et ce Verbe parle sans cesse en l'homme. Mais l'homme n'entend pas tout cela à cause de la grande surdité dont il est atteint… Du même coup, il a été tellement atteint dans ses autres facultés qu'il en est aussi devenu muet, et qu'il ne se connaît pas lui-même. S'il voulait parler de son intérieur, il ne pourrait pas le faire, ne sachant pas où il en est et ne connaissant pas sa propre manière d'être…       Qu'est-ce donc que ce chuchotement nuisible de l'Ennemi ? C'est tout le désordre qu'il te fait voir sous son côté miroitant et qu'il te persuade d'accepter, en se servant de l'amour ou de la recherche des choses créées, de ce monde-ci et de tout ce qui s'y rattache : biens, honneurs, même amis et parents, voire ta propre nature, bref, tout ce que t'apporte le goût des biens de ce monde déchu. C'est de tout cela qu'est fait son chuchotement…       Vient alors Notre Seigneur : il met son doigt sacré dans l'oreille de l'homme, et de la salive sur sa langue, ce qui fait que l'homme retrouve la parole.     

Source : levangileauquotidien

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